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A la fin du XVIIIème siècle, les échevins de la ville d’Arras, comme dans de nombreuses villes de France, décident de doter leur ville d’un théâtre. Ils consultent Victor Louis, le célèbre architecte de cette époque (on lui doit notamment le Grand Théâtre de Bordeaux), il fait une proposition ambitieuse comportant la construction d’une salle de spectacles, mais également le percement de nouvelles voies urbaines. Jugé trop cher, le projet de Victor Louis est abandonné, l’édification de ce nouveau bâtiment est alors confiée à l’architecte Adrien Gillet. Il réalise son projet avec des moyens relativement modestes sur l’emplacement de l’ancienne prison. Les travaux dureront deux ans.
Le Théâtre d’Arras est inauguré en 1785 à la veille de la Révolution Française. Il peut accueillir mille personnes. Les évènements politiques de cette époque vont limiter ses activités artistiques et ce n’est que durant la Restauration qu’il va prendre toute sa place dans la ville. Des travaux vont l’embellir, et ses possibilités d’accueil sont améliorées par l’adjonction d’une autre salle, la Salle des concerts, qui est aussi une salle de bal dont la création du décor La Muse distribuant les lauriers aux artistes a été confiée à Charles-Antoine Cambon en 1853. Ces deux salles constituent un ensemble unique, témoignage de l’activité artistique et sociale du XIXème siècle.
Des travaux au cours de ces décennies vont leur permettre de s’adapter à l’évolution technique et aux nouvelles exigences de confort. Les activités n’ont jamais cessé, sauf quelques temps dans les dernières semaines de la Grande Guerre. Il est un des rares bâtiments dans la ville à n’être pas détruit par les obus.
Le Théâtre d’Arras, bel exemple de l’architecture théâtrale du XVIIIème siècle, bénéficie entre 2004 et 2007 de travaux importants qui lui ont redonné splendeur et éclat, fonctionnalité et confort.
Les travaux nécessaires de réhabilitation de l’ensemble architectural furent entrepris suite aux fouilles archéologiques effectuées dans la salle des concerts. Ils favorisèrent également l’apparition d’une nouvelle salle, plus intimiste, baptisée Salle André Reybaz, pouvant accueillir environ 80 personnes assises et 150 personnes debouts. Chaque saison, de nombreux concerts et spectacles y sont programmés. Ces travaux ont aussi permis une meilleure distribution du public desservant de manière égale les trois salles de représentation.
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